samedi

Chapitre 2.4: 

On a tous un jour vu le ciel s'assombrir, se déchirer, imposer ses tourmentes au monde, assommant les êtres vivants de ses larmes et frappant la terre des foudres de sa colère...
Les yeux d'Akiro reflétaient parfaitement cette violence, la lueur disparut dans un léger grésillement alors que sa bouche s'entrouvrait d'étonnement et qu'il tombait à la renverse. Il n'avait jamais ressenti pareille chose, son âme avait semblé se briser en lui (au sens figuré de la chose) et un feu immatériel s'était mis à le dévorer de l'intérieur au moment où il perdait connaissance. La dernière chose qu'il vit c'était ce loup-garou au sang royal, l'arme dressée, pris lui aussi dans une tourmente intérieur, entouré du tissus déchiré de toutes pars de la tente qui voletait dans l'air de la nuit, finir son travail de mort et frapper d'un coup sec.
La dernière chose qu'il ressentit fut son épaule se déchirer, les chaires se séparer, libérant le flux précieux de la vie sous la forme du liquide rouge qu'était le sang, si chaud alors que lui devenait si froid.
La dernière chose qu'il entendit fut le hurlement sauvage de la bête qui l'avait frappé, un cri affreux, un cri de mort.
La dernière chose qu'il pensa fut simplement "Sakura".

***

L'orage continuait de répandre sa rage au fond des yeux du Chinois quand celui-ci les ouvrit, il était secoué en tous sens... On le portait. Ses mains se refermèrent sur une matière douce composée de multiples fils légèrement bouclés sur certains endroit, comme de la fourrure. C'était bien une fourrure, noire, celle du dos d'une créature qu'il aurait préféré n'avoir vu qu'en rêve. Le roi des Canins courait dans la clairière, longeant un large mont rocailleux, portant le garçon sur son épaule droite et le maintenant de la main du même coté tandis que l'autre pendait étrangement, comme s'il avait été blessé.
Ses pas rapides ne créait que de faibles crissements d'herbe dans le silence de la nuit, nul doute qu'il devait être bon chasseur. En glissant sa main sur le dos de son ravisseur, il sentit des endroits ou les poils étaient collés par quelque chose qui s'était solidifié par endroit...du sang, ou plutôt: son propre sang!
L'épaule d'Akiro était très profondément entaillée au point que la clavicule apparaissait au milieu du tissus humains, fendue avec netteté dans la continuité de la blessure.
Ayant senti cette main glisser sur lui, le loup s'arrêta subitement et jeta le garçon au sol avec rage contre la paroi de pierre. Le garçon tomba sur son flanc gauche et son dos cogna la roche avec violence mais sans causer de blessure, la douleur fut malgré tout présente, insoutenable!
Le Chinois se redressa avec peine pour se retrouver assis et voulu relever la tête, mais dès que son regard croisa celui du Canin, ce dernier le frappa de toutes ses forces au visage à l'aide de sa main mobile. Le loup grimaça au même moment où le poing griffu touchait sa cible.
"Humain débile! Hurla-t-il, les traits déformés par la rage, une écume de bave aux lèvres. Tu as cru que tu arriverais à te jouer de moi!? Et bien bravo! Mais maintenant tu vas souffrir comme jamais jusqu'à ce que tu relâches ton emprise, puis je te tuerai!"
Relâcher son emprise? Mais de quoi parlait-il? Akiro aurait-il réussi à utiliser les papillons malgré cet étrange accident dans lequel son âme avait éclatée..? Non c'était impossible... Si ce monstre était vraiment sous le charme, il n'agirait jamais de la sorte.
"Cesse de me dévisager!" beugla ce dernier en ponctuant sa phrase d'un nouveau coup mais à l'estomac cette fois, s'arrachant une nouvelle grimace et coupant le souffle de sa victime. 
Le garçon avait le visage tuméfié, son nez saignait en abondance tout comme son épaule et des bleus se formaient un peu partout sur son corps, s'il continuait à être malmené de la sorte, il allait mourir, et cette fois-ci c'était sûr.
"Pourquoi quand je te frappe je ressens la douleur que TU es sensé ressentir?! Mon épaule est comme détruite alors que c'est la tienne que j'ai tranchée, et je ne suis même pas blessé! Tout ça s'est produit quand tes yeux ont brillé, et le collier que je portais, sensé me protéger des maléfices a explosé... Explique-moi!" Hurla l'animal en secouant son collier duquel les rubis semblait en effet avoir éclaté.
Mais même si Akiro avait une explication rationnelle à fournir, il n'aurait jamais su la dire, son mutisme n'étant pas encore guéri, il ne pouvait même pas communiquer sa douleur, il pouvait juste rester là, abandonné au désespoir et à la souffrance. Il était désemparé.
Le roi des Canins frappa à nouveau le jeune homme au visage du dos de son poing, ce qui eut pour effet de faire cracher du sang à ce dernier alors que l'autre se crispait légèrement.
"Finissons-en." lâcha-t-il.
Il changea à nouveau le bracelet en la lance de cristal et posa la pointe contre la poitrine du Chinois, juste devant son cœur.
"Dis moi comment rompre ce sortilège."
Devant le silence qui fit réponse à sa demande, le loup appuya légèrement sur la lance, le bout s'enfonça légèrement et le vêtement de l'humain se teinta encore un peu plus de rouge.

"Je ne peux pas te tuer, car si je venais à le faire, qui sait si moi-même je ne viendrais pas à perdre la vie, mais je suis plus résistant que n'importe quel homme de ton espèce, et je sais comment Vous faire mal..."
Par à-coups il planta l'arme de plus en plus profondément, fermant les yeux dès que la douleur se formait dans sa propre poitrine animale, pendant qu'Akiro se laissait martyrisé, n'ayant plus la force de se battre ou même de regarder son ennemi. Il n'était plus que douleur, à la manière de la brulure que nous cause le froid, nous ne pouvons plus ressentir où se pose les notes glaciales de l'air, nous devenons le froid à notre tour, lui était devenu sa propre souffrance.
Voyant que son petit manège n'avait plus d'effet, le seigneur retira d'un coup sec son outil de torture et le dressa au dessus de lui.
"Très bien. Je vais finir de te couper le bras... Je ne ressens que ta douleur, la perte d'un membre ne devrait pas m'affecter."
La phrase percuta l'esprit du garçon aussi violemment que les poings du loup sur son corps, il ne pouvait pas en finir ainsi, pas de cette manière ni maintenant, il se devait de réagir, ne serait-ce que pour sa défunte petite sœur qui avait toujours espérer pour son réveil!
Lorsque le coup partit, il se laissa tomber sur le côté, tentative faible de s'échapper mais qui fonctionna! L'arme percuta la roche, la puissance fut telle qu'elle s'enfonça dans un des interstice de la montagne et s'y coinça...Akiro y vit son échappatoire, il se leva et s'enfuit à toute jambe.
Il entendit derrière lui que l'autre hurlait de rage et se démenait pour dégager l'arme qu'il avait coincée, et malgré sa faible vitesse il sentait avec bonheur qu'il s'éloignait progressivement de son cauchemar. Il ne savait pas où il allait, tous les arbres se ressemblaient, mais la montagne disparut vite et il s'enfonça dans le petit bois, passant sans le voir un amas de tissus et de corps ensanglantés qui fut autrefois le camp des Canins. L'arme devait vraiment être bien coincée car il n'entendait personne lui courir après, il réussit même à sortir du bois pour arriver finalement aux portes de la ville....fermées.
C'est là que ses espoirs prirent fin. Le roi Canin sortit à on tour de la clairière boisée, lance au poing, animé d'une fureur démente! Il se rua vers l'adolescent qui courut vers le ravin qu'il avait vu plus tôt ce jours-là et s'arrêta à un demi centimètre du bord. Son cœur battait la chamade, déversant encore plus de sang de ses plaies qui n'avait pas eu le temps de sécher, il avait mal de partout et sentait le monde tourner autour de lui... Il n'allait plus tenir bien longtemps. La bête haineuse, elle, s'était arrêtée en voyant que le danger était imminent pour sa survie et celle du garçon, qui toutes deux étaient semblerait-il liées à présent.
Un vent frais parcouru l'endroit, faisant voleter les poils du Canin en tous sens et faisant frissonner Akiro trempé de son sang, celui-ci fixait le roi avec intensité et détermination, son visage boursouflé par endroit ne pouvait attiser que la pitié et l'empathie chez les humains mais jamais cela n'aurait pu se faire avec le monstre qui se tenait face à lui. Il ouvrit la bouche, voulant cracher sa colère, sa frustration, sa douleur quant à l'impuissance dont il avait été victime depuis le début de sa vie, son coma, Sakura sa sœur, le bon Zarnar qui l'avait aidé et maintenant sa propre vie... Mais aucun son ne sortit, le destin ne le laissait même pas se soulager de toute cette peine avant la fin de son existence. A la place, ce furent des cristaux d'une pureté infinie qui tombèrent du ciel de ses yeux, dégageant les nuages, mettant fin à la tempête, apaisant le garçon qui s'effondra au sol, incapable de bouger ou même de penser, il ne voulait que pleurer et oublier.
La cruauté a aussi ses limites. Et devant ce spectacle pathétique, le roi Canin resta stupéfait... Non pas pour ces larmes d'enfant pleurnichard, ou pour la souffrance qu'il avait dû endurer depuis qu'ils s'étaient rencontré, mais plutôt pour ce qu'il avait vu dans ces yeux, il avait l'impression qu'un message venait de passer et que l'information, l'émotion, avait envahi son corps pour ne faire qu'un avec le garçon et son histoire. Désemparé, il tomba au sol et observa ce petit être fragile auquel il était lié. Que s'était-il produit en lui? Était-ce un autre effet du maléfice que lui avait jeté le garçon..? Cet humain, aussi pitoyable et détestable fut-il semblait tout autant victime de ce sort...et de bien d'autres malédictions. Le torturer ne servirait à rien, la solution devait être ailleurs et il lui fallait la trouver.... Seulement, qu'allait-il faire de ce gamin?


***

48 heures après la disparition d'Akiro.

"On n'aurait jamais dû le laisser partir seul!! Je savais qu'il ne s'en sortirait pas!" hurla Suzanne le visage ravagé par les larmes.
Allen restait muet, il n'avait jamais vu celle qu'il aimait se laisser emporter ainsi par ses sentiments.
Lucas réprimait du mieux qu'il pouvait un sourire carnassier et laissa tomber la sentence:

"Cela fait deux jours. On ne le retrouvera jamais. Akiro est mort. Je suis désolé."
La jeune femme fit volte-face vers lui, le rejoignit en deux enjambée et lui mis une claque comme jamais il n'aurait cru recevoir dans sa vie.
"Primo! Aucun médecin ne vit hors de la ville, mais des monstres sanguinaires, tu es donc le putain de responsable, un putain de meurtrier! Putain! Secundo! J'en ai parlé à Allen qui m'a conseillé de ne pas te découper le ventre pour te faire un serre-tête avec tes boyaux parce qu'on aurait besoin de toi, ce qui signifie que tu as un sursis, et qu'à la moindre incartade mon sabre te passera au fond des yeux... Tertio! Crois moi petite raclure, tu ne perds rien pour attendre!"
Lucas resta pantois face à la réaction de Suzanne et savait parfaitement que sans Allen pour maitriser le chien enragé qu'elle était, il serait surement déjà mort il y a deux jours. Son plan avait été imparfait, beaucoup trop imparfait, il avait perdu l'appui de ses équipiers et ça, c'était bien plus dangereux que de se coltiner un petit comateux. Leurs recherches pour retrouver le garçon asiatique avaient été infructueuses dans la clairière de la porte est vers laquelle il l'avait envoyé, il n'avaient trouvé qu'un campement en ruine et du sang, beaucoup de sang, mais pas le moindre corps.
"J'ai merdé et ensuite? Ce qui est fait est fait. Si on avait dû le protéger jusqu'au bout nous nous serions fait tuer... Il n'est pas capable de se défendre et il faudrait qu'il nous suive à l'extérieur alors que ça grouille de monstres?! C'était la mort assuré pour lui depuis le début. Maintenant nous devons nous serrer les coudes, car si nous n'arrivons pas à nous entendre alors autant nous mettre à mort tout de suite ce sera plus rapide."
L'adolescente le foudroya du regard en se rendant compte qu'une grande part de ce qu'il avait dit était sensé... Elle voulut malgré tout répliquer par orgueil mais leur dispute fut interrompue par un brouhaha venant de la porte, ils sortirent donc de la clairière pour aller voir ce qu'il pouvait bien se passer. Une foule immense était rassemblée à l'extérieur de la ville et on pouvait voir de soldats au masque blanc 'affairer à faire sortir les villageois, la majorité était apeurée, certains pleurait tandis que d'autres marmonnaient des prières. Les jeunes humains fendirent la foule en ignorant les regards noirs accusateur qui les ciblaient encore en tant que fautifs dans leurs malheurs.
Arrivé aux portes de la ville, Lucas interpella l'un des gardes pour savoir ce qu'il se passait, celui-ci lui répondit, non sans une remarque désagréable à propos de leur nature d'Ank'hi, qu'une créature appelée Canin aurait réussi à infiltrer la ville la nuit d'il y a deux jours avec un gamin sérieusement amoché sur le dos, et aurait séquestré un des médecins d'ici dans sa clinique pour le forcer à soigner le pauvre gosse, le monstre se serait ensuite pris à des villageois pour récupérer du matériel médical ou des denrée alimentaires, il ajouta que des rumeurs circulaient sur le fait que l'humain blessé serait un Ank'hi... Il n'en fallut pas plus à Suzanne pour bousculer le soldat et courir dans la ville, slalomant entre les autres villageois se dirigeant dans le sens inverse à elle, elle attrapa un soldat pour un répit de trois secondes, le temps de lui demander la route menant au médecin séquestré en le secouant comme un prunier, celui-ci n'osa pas cacher quoi que ce soit à cette folle qui allait lui arracher ses vêtements et lui indiqua la voie, elle repartit presque en volant, libérant le soldat masqué de son emprise, qui retomba au sol tout penaud.
La fatigue n'aurait pas de prise sur la jeune femme tant qu'elle n'aurait pas perdu tout ses espoirs, une énergie effroyable la propulsait dans les rues au point qu'on aurait cru qu'elle allait traverser un mur!
Elle arriva finalement au lieu indiqué, ouvrit la porte à la volée, fut accueillie par une lance qui glissa dans sa direction et qu'elle évita d'un prodigieux réflexe en se laissant rouler au sol, son corps rencontra deux jambes au poil noir et soyeux, bien que légèrement poussiéreux qu'elle fit basculer en arrière comme la boule de bowling renverse la quille. Ne prêtant pas plus attention que ça au loup-garou effaré qui la regardait bondir sur ses pieds et courir vers le lit de bois dans lequel était allongé un Akiro mal en point mais vivant, pour le serrer dans ses bras, attrapant instinctivement les zones non blessées du corps de l'enfant qui fut aussi surpris que celui qui l'avait mis dans cet état d'être réveillé par un tel élan de tendresse et d'affection. Devant tout cela, le roi animal ne sut très franchement que dire qui paraitrait sérieux dans un tel contexte, il ne put que grogner doucement et retourner s'asseoir à coté de la porte d'entrée qu'il referma d'un coup de sa lance en observant avec attention la jeune femme. Ce n'était pas sa mère, bien trop jeune pour cela... Sa sœur? Non, physiquement, ils étaient bien trop éloigné l'un de l'autre. L'humain était-il capable de tant de compassion qu'il aurait risqué sa vie pour un simple ami?
Suzanne avait enfoui son visage dans le cou du garçon pour étouffer ses propres pleurs, trempant les bandages neufs entourant des blessures à présent recousues de ses larmes, elle ne releva même pas la tête quand Allen et Lucas faillirent finir décapités par le loup en faisant à leur tour irruption dans la clinique. Le médecin qui se tenait à quelques mètres de là observait ces Ank'hi et ce foutu Canin parlementait entre eux, ce n'était décidément pas sa semaine...
Après ces retrouvailles pleines d'émotion, le roi se présenta de son prénom: Rey. Dans sa caste les rois ne portaient de nom que des titres honorifiques les glorifiants de leur grandeur et de leur puissance, c'était donc variable d'un Canin à un autre, de Majesté en passant par Votre Grandeur jusqu'à Maître. Il expliqua ensuite l'histoire de sa rencontre avec Akiro et du massacre de ses quelques sujets qui se trouvaient là. Lorsqu'il relata son altercation et la torture qu'il avait infligée au garçon, il vit une lueur mauvaise passer dans le regard de la seule présence féminine du groupe, qui disparut dès qu'il raconta ses efforts pour soigner au mieux le Chinois durant les deux derniers jours.
"Maintenant je ne sais ce que vous comptez faire de ce jeune humain, mais tant que je ne suis pas libéré de cette malédiction, je resterais avec lui. Si quelqu'un a quelque chose contre ça, je n'hésiterai pas à lui donner mes arguments les plus pointus..." conclua-t-il en caressant sa lance.
"Nous n'avons pas de réel but, notre mission est de survivre, c'est tout." répondit simplement Lucas.
"Moi ce qui m'intrigue c'est cette capacité qu'a Akiro, faire briller ses yeux pour ensuite..je ne sais pas trop comment le dire, peut-être lier quelqu'un à sa propre vie, je n'avais jamais entendu ça auparavant..." murmura Suzanne pensive.
Allen pensa que chez les humains de la Terre, il fallait faire briller les yeux de l'être aimé pour ensuite le lier à sa vie, et cette pensée le mena droit à la jeune femme face à lui.
"En fait...quand nous avons eu cette altercation avec le capitaine de la garde en entrant dans la ville, Akiro a accouru vers lui et ses yeux ont brillé cette fois là aussi, ce qui a eu pour effet de le calmer dans la seconde et de lui faire ranger les armes...étrange..." relata le fils Kahn.
Le jeune asiatique aurait voulu les éclairer sur la question mais sa bouche ne voulait toujours pas laisser sa voix sortir, alors il se contentait d’observer chacun avec attention... De toute manière, il sentait qu'il ne pourrait plus jamais se servir de ce pouvoir, aussi éphémère qu'un papillon, la magie était morte.
L'air changea subitement, parcourue d'une vibration étrange, tellement forte qu'on pouvait l'entendre vrombir... Après quelques instants d'interrogation, Lucas résolu le mystère en montrant son téléphone portable qui s'agitait fébrilement dans ses mains, on essayait de le contacter. Mais qui pouvait bien, à part eux, disposer d'un appareil de communication capable de le joindre? La réponse ne se fit pas attendre lorsqu'en ouvrant le message sans nom, ni expéditeur, une vidéo s'afficha à l'écran, révélant une visage fin, aux traits tiré par l'épuisement caché derrière une paire de lunettes carrées...
Lucas Kahn soupira en comprenant que, même mort, son père allait continuer de le hanter.
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